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Baisse de la natalité : ces deux études qui démontrent un « effet smartphone »

  Baisse de la natalité : ces deux études qui démontrent un « effet smartphone » Alors que la chute de la natalité inquiète de nombreux pay...


 Baisse de la natalité : ces deux études qui démontrent un « effet smartphone »

Alors que la chute de la natalité inquiète de nombreux pays développés, deux études récentes avancent une hypothèse surprenante : la généralisation des smartphones aurait contribué de manière significative au recul des naissances.

La première étude, menée par les économistes Nathan Hudson et Hernan Moscoso Boedo, a analysé les données de 128 pays. Les chercheurs ont constaté qu'à partir de 2007, année du lancement de l'iPhone, les taux de natalité chez les adolescents ont chuté de façon spectaculaire dans de nombreux pays, avec un décalage correspondant à l'arrivée massive des smartphones sur chaque marché. Selon eux, la vie sociale des jeunes s'est progressivement déplacée vers les écrans, réduisant les rencontres physiques susceptibles de conduire à des grossesses non planifiées.

Les données montrent notamment qu'aux États-Unis, le taux de natalité des 15-19 ans a reculé de plus de 70 % entre 2007 et 2024. Les chercheurs ont également observé que les régions bénéficiant plus tôt de la 4G ont connu une baisse plus rapide des naissances chez les jeunes.

Une seconde étude, publiée par le National Bureau of Economic Research (NBER), s'est appuyée sur un « quasi-expériment naturel » lié à l'exclusivité de l'iPhone sur le réseau AT&T entre 2007 et 2011. Les auteurs estiment que la diffusion du smartphone pourrait expliquer entre 33 % et 52 % de la baisse du taux de fécondité américain observée depuis 2007. Ils avancent plusieurs mécanismes : diminution des interactions en face à face, baisse de la fréquence des relations sexuelles et modification des comportements sociaux.

Les chercheurs soulignent toutefois que le smartphone n'est pas l'unique responsable du phénomène. Le coût du logement, l'incertitude économique, l'allongement des études, l'évolution des modes de vie et le report de l'âge de la parentalité demeurent des facteurs majeurs de la baisse de la natalité. Les travaux mettent surtout en lumière l'impact profond des technologies numériques sur les relations sociales et familiales.

En somme, ces études ne concluent pas que les smartphones empêchent directement d'avoir des enfants, mais elles suggèrent qu'ils ont profondément transformé les interactions humaines, au point d'influencer les comportements démographiques à grande échelle. 

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