« Le repos est un luxe que les aidants ne peuvent tout simplement pas s’offrir » Cette phrase met en lumière la fatigue profonde des proc...
« Le repos est un luxe que les aidants ne peuvent tout simplement pas s’offrir »
Cette phrase met en lumière la fatigue profonde des proches aidants, c’est-à-dire les personnes qui accompagnent au quotidien un proche malade, âgé, handicapé ou en perte d’autonomie.
👥 Qui sont les aidants ?
Un aidant peut être un conjoint, un parent, un enfant adulte, un frère, une sœur ou un proche. Il peut aider pour les tâches quotidiennes : préparer les repas, accompagner aux rendez-vous, gérer les démarches administratives, aider à se déplacer ou simplement assurer une présence régulière.
😴 Pourquoi le repos devient-il si difficile ?
Pour beaucoup d’aidants, l’aide apportée au proche devient une responsabilité quotidienne et parfois permanente. Ils peuvent avoir l’impression qu’ils ne peuvent jamais vraiment « décrocher ».
Même lorsqu’ils disposent de quelques heures libres, ils peuvent continuer à penser à la personne qu’ils accompagnent :
- « Est-ce qu’elle va bien ? »
- « Est-ce qu’elle a besoin de moi ? »
- « Qui va s’en occuper si je pars ? »
Cette charge ne se limite donc pas à la fatigue physique. Il existe également une charge mentale et émotionnelle importante.
⚠️ Les conséquences
Lorsque le repos est insuffisant pendant une longue période, l’aidant peut ressentir :
- une fatigue persistante ;
- du stress et de l’irritabilité ;
- des difficultés à dormir ;
- une diminution de sa vie sociale ;
- un sentiment d’isolement ;
- des difficultés à concilier travail, famille et accompagnement.
Il peut également ressentir de la culpabilité lorsqu’il prend du temps pour lui, comme si se reposer signifiait abandonner son proche.
💡 Pourquoi parler du « luxe » du repos ?
Le mot « luxe » est volontairement fort. Il souligne que, pour certains aidants, prendre quelques heures pour eux-mêmes n'est pas considéré comme un besoin normal, mais comme quelque chose de difficilement accessible.
Pourtant, le repos n’est pas un privilège : c’est une nécessité. Un aidant épuisé risque lui-même de ne plus pouvoir accompagner correctement son proche.


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